Les conversations avec ChatGPT, Gemini, Copilot et Claude ne sont pas toujours visibles uniquement par l’utilisateur et le chatbot. Les entreprises qui proposent ces services indiquent que certaines interactions peuvent être examinées par des personnes, notamment pour améliorer leurs produits, enquêter sur d’éventuelles violations de leurs règles ou répondre à des préoccupations de sécurité. Cela ne signifie pas que chaque conversation est lue par une personne, mais les paramètres de confidentialité et les règles de conservation varient selon les plateformes.

Pour ChatGPT, OpenAI permet aux utilisateurs de désactiver l’entraînement des modèles dans Paramètres > Contrôles des données, en désactivant « Améliorer le modèle pour tous ». Les conversations temporaires ne sont pas utilisées pour l’entraînement, mais peuvent être examinées afin de détecter les abus. OpenAI indique que les conversations supprimées sont généralement programmées pour être effacées définitivement dans un délai de 30 jours, sous réserve d’exceptions juridiques ou de sécurité, ainsi que des informations déjà désidentifiées.

Google indique que certaines conversations avec Gemini peuvent être examinées pour améliorer ses services et protéger les utilisateurs. Les conversations envoyées pour examen sont dissociées des comptes des utilisateurs, mais elles peuvent être conservées jusqu’à trois ans, même si l’utilisateur supprime son activité. Désactiver l’option « Conserver l’activité » empêche l’utilisation des futures conversations pour entraîner les modèles de Google, sauf si un commentaire est envoyé. Toutefois, les conversations peuvent encore être conservées jusqu’à 72 heures à des fins de service et de sécurité, et certaines peuvent être examinées par des personnes.

Microsoft indique que certaines conversations avec Copilot font l’objet d’examens automatisés et humains à des fins d’amélioration des produits et de sécurité numérique. Les conversations soupçonnées d’enfreindre son Code de conduite peuvent également être examinées, et les utilisateurs ne peuvent pas se soustraire entièrement à cet examen lorsque des violations présumées font l’objet d’une enquête. Désactiver l’utilisation des futures conversations admissibles pour l’entraînement des modèles n’empêche pas d’autres usages, par exemple à des fins de sécurité, de conformité ou pour certaines améliorations de produits.

Anthropic indique que les conversations sélectionnées pour améliorer ses modèles sont séparées des informations permettant d’identifier le compte avant leur examen, et que l’accès est limité à un petit groupe de membres du personnel. Les utilisateurs peuvent gérer les paramètres d’amélioration des modèles dans les contrôles de confidentialité de Claude. Les systèmes de sécurité peuvent néanmoins signaler des conversations pour traitement, tandis que les conversations en mode Incognito ne sont pas utilisées pour l’entraînement général et sont généralement conservées pendant 30 jours au maximum.

Désactiver l’entraînement et supprimer une conversation ne revient pas à empêcher tout accès ni à effacer toutes les copies stockées. Un abonnement payant ne rend pas non plus automatiquement confidentiel un chatbot grand public. Les services destinés aux entreprises peuvent proposer des protections contractuelles et des contrôles supplémentaires, mais ceux-ci varient selon le fournisseur et le produit.

Pour réduire l’exposition, vérifiez les paramètres de confidentialité de chaque service et utilisez son mode temporaire ou incognito lorsque cela convient. Évitez de saisir des mots de passe, des coordonnées bancaires, des dossiers médicaux sensibles ou des documents professionnels confidentiels. Lorsque vous demandez de l’aide au sujet d’informations sensibles, remplacez les noms et autres détails permettant d’identifier une personne par des marqueurs génériques, tout en gardant à l’esprit que le contexte peut encore révéler son identité.

Pour les tâches particulièrement sensibles, des outils d’IA exécutés localement, comme Ollama ou LM Studio, peuvent réduire la nécessité de téléverser des informations vers un service cloud, à condition d’être configurés pour les traiter localement. Les fonctionnalités en ligne facultatives ou les connexions réseau peuvent néanmoins influer sur la destination des données. Ces mesures peuvent limiter l’exposition, mais elles ne garantissent pas qu’une conversation ne sera jamais examinée pour des raisons de sécurité, de sûreté ou juridiques.

Sources: Tom's Guide.